KaulitzxDrug

KaulitzxDrug
J'avais envie d'écrire. Juste ça. Déposer mon imagination sur un blog. Etre jugée ne m'interesse pas le moins du monde. Mais des avis construis oui. A vous d'aimer ou pas ma fiction. Elle sera basée sur le thème de l'amour et la drogue. Mais les deux se réunissent finalement. L'histoire est essentiellement sur les jumeaux Kaulitz, qui, dans cette fiction ne sont pas frères. Mais les autres membres du groupe apparaitront. Je vous voir venir avec vos "Mais il n'y a pas que les jumeaux dans le groupe!". Merci bien, je suis grandement au courant, et puis nous sommes dans un pays libre, si ce que je fais ne vous plait pas, libre à vous de cliquer sur la jolie croix blanche sur fond rouge en haut à droite. Pour les autres, bienvenus et bon moment, j'éspère.



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# Postato domenica 08 novembre 2009 01:43

Modificato giovedì 12 novembre 2009 19:43

1 - Paradoxe

 1 - Paradoxe
On y est, on y est. Plus d'une heure que ce crétin qui sait à peine conduire nous mène dans cet endroit. Nous sommes dans des petites ruelles, pas loin d'un bois sombre qui me glacerait presque le sang, mais de toute façon, mon cerveau déconnecté m'empêche toute peur aussi réaliste qu'elle soit. Andreas conduit, et je doit dire que j'aimerai qu'il aille un peu plus vite. Mon sang manque cruellement de cette dose mortelle qui me fait pourtant vivre. Je suis littéralement affolé, fou, impatient à l'idée de recevoir cette dose. D'ailleurs, je gratte machinalement mon bras qui est rouge sang à force de nombreuses pressions avec mes ongles. Andreas le remarque et me gronde comme un gamin.:

- Bill! Ca suffit, on arrive. J'arrive bien à me contenir moi.!

Je fais mine de ne pas entendre et ne lève pas les yeux vers lui. Andreas, c'est mon meilleur ami depuis toujours. C'est un joli blond platine plein de charme et d'humour. Il est grand, mince mais pas trop et franchement mignon. Autant vous dire qu'il a de la chance d'être mon ami, ou pas finalement, mais quoi qu'il en soit, l'envie de me faire prendre par ce beau blond à déjà effleuré mon esprit. Seulement, je dois être un trop bon ami, et jamais je ne lui ai fait part de mes fantasmes plus où moins étranges. De la maternelle jusqu'à maintenant, on s'est rarement quitté et les plus grosses conneries, c'est ensemble qu'on les fait. Et en parlant de connerie, celle ci me rappelle que je crèverai presque si dans les dix prochaines minutes, je n'ai pas cette putain de dose d'héroïne sous la main. Je me contente de soupirer longuement en prenant mon mal en patience. Je jette un coup d'½il dans le miroir du pare soleil et constate que mon temps pâle en temps normal est devenu carrément cadavérique. J'en frissonne et prends peur le temps de quelques secondes. Puis mon esprit déluré se concentre sur autre chose, j'en oublie d'ailleurs toute notion d'esthétique. Andreas se gare enfin et je détache ma ceinture à une vitesse folle, déjà hors de la voiture, claquant la porte.

- Vite Andi, vite, par pitié.

Je tremble, le manque de cette foutue drogue dure me tue à petit feu. Je n'ai pourtant pas l'impression de succomber, au contraire, mes nerfs agités me tiennent bien debout et je sautille presque sur pieds pour activer mon meilleur ami. Il le voit et accélère le pas en me prenant le bras. Nous marchons vers cette grange. Je remarque alors que nous sommes dans une zone artisanale, un peu étrange mais surtout foutrement calme. Je n'avais même pas remarqué le changement de paysage. Andreas contourne la grange, visiblement conscient de ce qu'il fait. De toute manière je ne suis pas apte mentalement à négocier, il me tire par le bras et nous amène à une camionnette grise garée derrière le bâtiment. Je lève la tête vers Andreas et remarque qu'un sourire illumine à présent son visage, je souris aussi, comprenant que cette camionnette n'est qu'un simple repère de dealeur. C'est à mon tour de tirer Andreas avec moi et je cours presque jusqu'au véhicule que deux hommes surveillent. Nous arrivons à proximité des hommes et Andreas se poste devant eux, à l'aise.

- Salut les mecs. Je suis venu avec mon ami Bill ce soir. D'habitude c'est moi qui vient chercher de quoi le calmer.
- Pas de soucis Andi. On a ce que tu veux.


Un des homme me souris très franchement et Andreas le remarque. Il soupire et prends de quoi nous droguer, peu importe comment, il paye et nous avançons vers la voiture, de nouveau.

- Tu fais toujours autant d'effet toi.
- Oh ça va hein, il était trop vieux de toute manière.


Andreas rit et nous entrons dans la voiture. Je me jette littéralement sur la boite à gants qui cache des aiguilles. J'en prends une, prends une dose d'héroïne et prépare le tout sous l'½il amusé de mon meilleur ami qui lui, prépare un rail de coke qui me donne tout autant envie. D'un geste assuré, habitué même, j'enfonce l'aiguille et m'injecte ma dose de poison dans les veines. Je gémis et ferme les yeux en sentant le produit couler dans mon corps, ma tête bascule en arrière et je ne pense plus à rien durant quelques instants. Mon corps tremble et c'est d'un geste fragile que je jette l'aiguille par la fenêtre.

- Han putain...

L'effet ressenti est incroyable. Je tremble, je suffoque, mes yeux restent clos par tant de plaisir et de douleur en même temps. C'est simple, je jouirais presque de mon état. Saleté de drogue, dans quoi je me suis embarqué.
Pendant ce temps, Andreas inspire franchement sa dose. Il jubile tout comme moi et finit par reprendre le volant dans un état second, conscient du suicide probable qui vient à nous. Double suicide même. Prendre la voiture dans son état, et tout simplement se droguer. A cette pensée, ma gorge se noue et je déglutis difficilement. Tandis que finalement, Andreas me raccompagne chez moi prudemment et en vie.

- Bonne nuit Bill. Rentres bien.
- Merci Andi. A plus tard.


Je sors de la voiture avec un petit sac rempli de drogues et je marche d'un pas pressé jusqu'à mon appartement. J'y entre le plus discrètement possible et pose le sac sur la table basse. Je retire mes chaussures et ma veste et m'affale dans le canapé. Je me penche vers le sac et sors de quoi me faire un rail. Chose que je fais rapidement, me laissant encore une fois sous le plaisir et paradoxalement la douleur du poison qui pénètre chaque partie de mon cerveau, contrôlant d'une force déconcertante mon corps tout entier. Je ne sais pas combien de temps passe entre le moment où je me suis enivré de cette poudre et le moment ou j'ai eu ce trou noir, mais j'ai loupé un moment de ma nuit. En effet, j'ouvre un ½il, puis l'autre, grimaçant et grognant face à la lumière du jour, me rendant compte que je n'avais pas prit la peine de fermer mes volets, bravo Bill. Je regarde mon réveille, il est onze heures du matin. Je n'ai pas du beaucoup dormir mais qu'importe, je ne sais même pas comment je me suis retrouvé dans mon lit, déshabillé et je sais encore moins où j'ai trouvé la force de me lever de mon canapé.Je m'assois sur le lit en frottant mes yeux gonflés, et sens ma tête qui me fait mal. Le paracétamol va être le bienvenu dans mon petit déjeuné. Je me lève doucement et me dirige vers la salle de bain, le regard vide et les membres tremblants, comme tous les matins. Oui, vous l'aurez compris, je ne suis absolument pas du tout du matin. Qu'importe, j'entre dans ma douche après avoir retiré mon boxer et je soupire d'aise sous la chaleur de l'eau qui entoure mon corps, restant un long moment sous l'eau sans bouger. Je me lave, je m'essuie, je m'habille et je vais d'un pas lent vers ma cuisine pour déjeuner. Je sors de quoi me remplir l'estomac ainsi que de quoi me soigner et mange tranquillement. Je rêvasse éveillé pendant quelques minutes. Un bruit sourd venant du couloir me sort de mes songes. Je sursaute. Deux solution s'offrent à moi. Soit on essaye de défoncer ma porte à l'aide d'un tronc, soit les flics sont à ma cherche. Je me lève d'un bond et cours cacher la drogue, avec la chance que j'ai je préfère être sacrement prudent. Je décide ensuite d'ouvrir la porte.

- Vous pouvez pas faire moins de bruit ou éviter de défoncer ma...

L'image qui s'offre à moi me sèche violemment la gorge. Un jeune homme, blond, dreadé, beau comme un dieu et surtout assommé, visiblement par ma porte se tient assis devant moi, le visage un peu surpris par mon énervement puis mon silence soudain. Il lève ses yeux vers moi et son regard noisette s'ancre dans le mien. Bon, c'est qui ce con qui vient de bon matin me troubler autant?

- Excusez-moi, je suis tombé des escaliers, et votre porte est juste en face...

Je le regarde un instant. Il me sourit, visiblement gêné de sa chute, et moi je l'engueule comme un poisson pourri, bravo Bill, bravo. J'adoucis mon regard et lui souris en m'accroupissant vers lui, lui tendant une main.

- Non, je vous en prie. Vous pouvez vous lever?

Il prend ma main et se relève en frottant sa nuque, me sourit et me remercie plusieurs fois. Et tente de retrouver une allure convenable, il point du doigt les cartons à terre.

- Je suis votre nouveau voisin. L'appartement juste en haut. Tom, je m'appelle Tom.
- Je suis Bill. Et ne me vouvoies pas, je n'ai pas quarante ans.


Il sourit de plus belle, me laissant admirer le parfait alignement de ses belles dents, ce mec à le sourire le plus parfait que j'ai jamais vu agrémenté d'un joli piercing au labret. Il doit d'ailleurs se rendre compte que mes yeux sont posés sur ses lèvres depuis plusieurs secondes parce qu'il échappe un petit rire moqueur en me coupant dans mon matage.

- Il te plait mon piercing?

Je hausse un sourcil et me recule vivement en rougissant surement étant donné la chaleur que je ressens sur mes joues. C'est parti, me voilà que je suis gêné.

- Euh ... Non... Pardon..

Il se penche dangereusement vers mon visage en fronçant les sourcils sur mes yeux. Je suis totalement paralysé, il l'a vu, il en joue et passe une de ses mains sur la mèche devant mon visage en la décalant, puis murmure:

- Toi aussi tu as un joli piercing.

En effet, je suis percé à l'arcade sourcilière droite. Je ne réponds pas et me contente de ne pas bouger, non pas que je n'en ai pas envie, mais je suis plus que troublé, il le remarque et il en joue ce salaud. J'y crois pas, il recule avec un sourire en coin sur les lèvres. Je secoue légèrement ma tête et le regarde en prenant un air effacé, presque hautain.

- Oui, merci. Bon, je te laisse à ton déménagement. On se croisera surement plus tard, Tom.
- J'y compte bien. A plus tard Bill.


Il me lance un regard plus que provocateur et me tourne le dos en montant les escaliers, ne me lançant plus aucun regard. Je retourne dans mon appartement, ferme la porte et m'adosse contre celle-ci en réfléchissant à ce qui vient de se passer. Ce mec vient de retourner une situation en deux secondes chronos, il était gêné, et m'a rendu gêné en prenant le dessus. Putain de mec, pourquoi faut-il qu'il soit si beau...



# Postato domenica 08 novembre 2009 01:55

Modificato domenica 08 novembre 2009 19:22

2 - Souvenirs

2 - Souvenirs
- Bon Bill, il est bien mignon ton voisin, mais tu as des choses à faire aujourd'hui, motive-toi un peu!

Oui, l'auto-persuasion ça marche de temps en temps. Je reprends mes esprits et commence à ranger tranquillement l'appartement. Bon, il y a du boulot, on dirait qu'il a fait Waterloo cet appartement. Je commence par aller dans la chambre. Aujourd'hui j'ai la motivation pour faire du grand ménage. Mes draps sont vite changés, l'aspirateur est vite passé et un brin d'ordre est effectué dans mon armoire pleine à craquer. Forcement, je suis un grand fan de mode, donc de shopping. Toutes mes économies y passent. Et j'en suis fier. Ma taille longiligne me permet de bien porter les vêtement près du corps. Je prends soin de rendre mon look assez tape à l'½il, j'aime qu'on me remarque, je n'hésite pas à m'habiller de façon androgyne, tout en me maquillant, et j'y ajoute une couche de bijoux en tous genres. Ca plait ou pas. Je m'en fiche tant que l'on me voit. Je m'évade encore dans mes vêtements. Une fois ma chambre finie, je m'attaque à ma salle de bain. Nettoyage vite fait bien fait. Je passe à la cuisine puis au salon, et je termine soulagé et satisfait de moi même. Mon téléphone sonne, je réponds, personne au bout du fil, mieux encore, il sonne toujours... Ah oui, merde, c'est mon interphone. Je cours y répondre.

- Oui?
- Bill, c'est Andi, ouvres.


J'ouvre sans dire un mot puis ouvre ma porte pour pouvoir laisser Andreas entrer. Mon beau voisin fait encore des allers retours dans le couloir, j'appuie mon bras contre l'encadrement de la porte. Et le matte sans retenue. Il sourit en coin sans pour autant me regarder. Bon, ce mec je le veux dans mon lit dans les jours qui viennent.

- Oh Bill!

Je sursaute, ce n'est qu'Andreas qui vient de faire son apparition devant moi. Il se retourne pour regarder ce qui attire mon attention.

- C'est qui lui, pour que tu le regardes comme ça?

Mes yeux deviennent ronds comme des billes. Si tout l'immeuble n'as pas entendu les dires d'Andreas, c'est qu'il sont tous sourds. En tout cas, Tom, lui les a entendu et s'empresse de rire. Je suis fiché, super. Je tire violemment Andreas à l'intérieur de l'appartement et claque la porte derrière nous.

- Mais ça va pas?
- Hein? Mais qu'est ce que j'ai fait?
- Non mais, tu peux pas être discret Andi?
- Oh, mais c'est qu'il te fait de l'effet ce blond.


Aucun son ne sort de ma bouche. Je suis juste ahuri par les mots d'Andreas qui est déjà mort de rire. Moi je dois surement faire concurrence aux tomates, mes joues sont brulantes. Je me contente alors de pousser Andreas et de lui dire d'un ton hautain.

- Ne dis pas n'importe quoi.
- Ah mais non, jamais voyons Bill, je n'oserais pas.
- Personne ne me trouble ok?
- Mais je n'ai jamais dit le contraire...


Il rit de plus belle et avance dans mon salon, un joint déjà roulé à la main qu'il allume sans plus attendre avant de se poser dans mon canapé.

- Aller viens fumer Bill.

Je le rejoins silencieusement, m'assois à ses côtés et le regarde fumer. C'est fou comme l'expression de sont visage paraît si reposée lorsque la drogue pénètre son âme. Il a l'air d'un ange, un ange absolument émerveillé par la vison que lui donne cette dépendance. Il sourit paisiblement et ses yeux mi-clos donnent l'impression que quelqu'un de très plaisant est à quatre pattes entre ses cuisses à lui faire la fellation du siècle. D'ailleurs, c'est ce qui m'a attiré dans la drogue. Tout le monde paraissait si bien après en avoir consommé. Et c'est tombé au bon moment ou mauvais, chacun sa vision des choses. Georg. Ce sont ces cinq lettres qui ont fait de moi un homme absolument anéanti. Et c'est peu dire. Deux ans d'amour, deux ans de passion, sept mois de vie commune et la descente aux enfers. Vous savez celle qui vous bouffe de l'intérieur, comme si quelqu'un vous avait fait avaler des vers ou tout autre sorte d'insecte répugnant qui vous pourrissent l'intérieur. J'ai eu l'impression d'avoir laissé mon c½ur entre ses mains pendant un long moment. Georg a été mon premier grand amour, mais aussi mon premier grand échec sentimental, un parmi tant d'autres, mais celui-ci n'était pas volontaire. Au début, tout était parfait, j'ai toujours été attiré par les hommes mais lui était différent, lui, je ne le voulais pas juste pour un soir. On s'est rencontrés au lycée. Lui était en terminale, moi en seconde. On s'est parlé, puis rapproché, puis on a fini par sortir ensemble pendant sa première année de fac. Notre histoire a évolué. Une fois mon bac en poche, nous avons emménagé ensemble, tous les deux dans la même fac. Et j'ai tout découvert. Georg se tapait la première salope venue et ce, derrière mon dos. Il m'a promis d'arrêter une fois, je l'ai cru et j'ai vite déchanté, il a recommencé, je l'ai quitté à contre c½ur. Je l'aimais encore comme jamais, mais je me tuais en restant avec. J'ai donc déménagé de notre appartement, je me suis trouvé celui-ci, j'ai arrêté la fac, ne supportant plus de voir son visage. Il ne s'est pas arrêté là. Il a commencé à me menacer si je ne revenais pas, il a même été jusqu'à me battre une fois, alors qu'il avait trop bu. C'était il y a un an et demi. Puis Andreas m'a proposé de me changer les idées un soir, alors que j'étais enfermé depuis des semaines chez moi. Nous sommes allés dans une soirée. L'alcool coulait à flots et l'air sentait la drogue. Je me suis laissé aller, j'étais bourré, camé, mais heureux pour la première fois depuis des mois. Je me suis laisser baiser, le début d'une longue liste d'amants. Jamais de sentiments, juste de la baise sauvage. Depuis je n'arrête plus, ni la drogue, ni la baise. Je n'ai plus eu de nouvelles de Georg depuis une lettre, quelques semaines après son acte de violence, il s'excusait, je ne lui ai pas répondu. Il n'a pas insisté. Andreas me suit dans ce gouffre de la drogue. Ou plutôt, je le suis.

- Arrêtes de penser à lui Bill.

Je secoue la tête et reviens sur Terre. Andreas sait lire en moi facilement, il a toujours su le faire. Il me sourit tendrement, je lui rends son sourire et prends le joint qu'il me tend.

- Ca m'arrive de temps en temps.
- Je sais, ça faisait longtemps d'ailleurs.


J'acquiesce et fume tranquillement mon joint en savourant l'odeur de l'herbe suivie de la réaction du poison dans mon cerveau. Ca tourne, mais c'est foutrement bon. Un sourire de satisfaction apparait sur mes lèvres glossées et Georg quitte peu à peu mon esprit. Je me sens pousser des ailes et le sentiment d'être libre plane en moi. Malheureusement cet effet s'estompe vite, d'autant que je suis habitué maintenant. Mes yeux sont toujours rouges et gonflés cependant. Je perçois le sourire d'Andreas.

- Mon état te fait rire?
- Autant que le mien.


Je me lève tant bien que mal et fouille dans les placards de la cuisine à la recherche de chips. Je reviens près de mon meilleur ami en m'allongeant presque sur lui, piochant dans le paquet et lui tendant. Il mange avec moi en parlant d'une fille qu'il a réussi à brancher et qu'il voit ce soir. Andreas est bisexuel, mais il est beaucoup plus attiré par les filles. Quoi qu'il en soit, son sourire amusé affiché au coin de ses lèvres me fait comprendre qu'il passera une nuit agitée.

- Et ton voisin?

Je manque de m'étouffer, et le regarde.

- Oui ben quoi mon voisin?
- Il est plutôt pas mal, hein?
- Oui, il est pas mal, mais il a l'allure d'un hétéro.
- Pourtant il n'avait pas l'air choqué par ma phrase...
- Andi, j'y crois pas, tu l'as fait exprès!
- Moi? Je ne vois pas de quoi tu parles.


L'après-midi est déjà bien entamé voir presque fini et Andreas se rhabille pour retrouver son rencard. Je le raccompagne à la porte et l'enlace en lui souhaitant bonne chance. Il me taquine une dernière fois avec mon voisin et part tranquillement. Quelques secondes plus tard, la sonnerie de mon appartement se fait entendre. Andreas a surement du oublier quelque chose, j'ouvre. Non, ça n'est pas Andreas, mais Tom, toujours aussi souriant.

- Je te dérange Bill?
- Pas du tout. Que veux-tu?
- Je.. j'ai pas eu le temps de faire des courses et je vais manger une pizza pas loin d'ici, tu veux m'accompagner?


Je rêve ou il me propose un rencard? Il sourit, visiblement plus gêné que plus tôt dans la journée. Je prends ma veste accrochée sur le porte manteau à côté de l'entrée et mes clefs sur la serrure en le poussant vers le couloir de l'immeuble. Je ferme ma porte et plante mon regard dans le sien.

- Allons-y...


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# Postato giovedì 12 novembre 2009 19:22

Modificato giovedì 12 novembre 2009 19:34